Parcours d’entrepreneuse : Valérie Piron, de sage-femme à conseillère aroma doTERRA & doula

Parcours d’entrepreneuse : Valérie Piron, de sage-femme à conseillère aroma doTERRA & doula

Les origines

Avais-tu des entrepreneurs dans ta famille ? Si oui, quelle image en avais-tu ?

Dans ma famille, il y avait 2 personnes qui étaient à leur compte et en couple. Je les voyais travailler beaucoup, gagner bien leur vie, mais j’ai souvent eu le sentiment que c’était au détriment de leur vie familiale.

Quand as-tu eu envie de te mettre à ton compte ? L’as-tu fait de suite ou y’a t-il eu un temps de maturation ?

J’ai eu envie de me mettre à mon compte après avoir eu mes enfants. Mais il y a eu un temps de réflexion car je quittais une situation salariée financière confortable.

Quelle était ta/tes motivations ?

Mes motivations sont la passion de mon nouveau travail, et une qualité de vie familiale meilleure en terme de rythme et de liberté d’organisation.

Le lancement

Le processus a t-il été simple d’un point de vue administratif ? T’es-tu sentie soutenue, aidée sur ce plan ? As-tu trouvé des associations/ institutions pour te conseiller et te montrer le chemin ?

L’administratif n’est pas ce que j’aime faire le plus, mais j’avais participé à une conférence donnée par la chambre des commerces pour ceux qui veulent lancer leur entreprise. Cela m’a bien aiguillée.
Je fais également partie de réseaux d’entrepreneurs dans ma région, c’est une aide précieuse, encore maintenant !

Autour de toi, comment les gens ont-ils réagi ? A commencer par ton mari, tes parents, tes enfants ? Et tes amis ?

Mon entourage proche m’a plutôt soutenue dans l ‘ensemble, même s’il y a des hauts et des bas ! Il y a aussi quelques personnes qui ne comprennent pas ou qui soumettent l’idée de revenir en arrière. Mais globalement,  après presque 2 ans, c’est un choix qui me plaît toujours et qui convient à ma vie de famille… donc cela m’aide à  ne pas me laisser envahir par les éventuels doutes des autres ! 

Challenges & forces

Quels sont tes challenges ?

Mon challenge, c’est la communication ” publicitaire”, ce n’est pas un domaine que j’ai étudié ! Mais c’est essentiel aussi !

Quels sont tes succès ? Tes forces ?

Mes forces sont ma persévérance, mon enthousiasme, mon envie d’aider les autres !

Vision présente & à venir

Ton ambition entrepreneuriale pour l’année ?

Pour cette année, mon ambition est d’agrandir mon entreprise en accueillant un ou une partenaire ayant des valeurs humaines, afin de travailler ensemble avec confiance et détermination.

Comment te vois-tu, en tant qu’entrepreneuse, dans 5 ans ?

Dans 5 ans, mon entreprise est autonome et stable, contribuant au développement d’autres personnes qui veulent améliorer le quotidien de leur vie familiale et développer leur propre entreprise.

Des conseils ?!

Si tu avais 3 conseils à offrir à quelqu’un qui se lance aujourd’hui dans l’entrepreneuriat, lesquels seraient-ils ?

Pour une personne qui se lance aujourd’hui dans l’entreprenariat, je conseille de se renseigner sur les démarches administratives, de s’entourer d’autres entrepreneurs, et de se former en communication.

” La citation qui me booste

à tous les coups ! “

” Si tu ne construis pas ton propre rêve, quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire les siens. ”  – Tony Gaskin

” La chanson qui m’anime

et me fait vibrer ! “

Découvrez le témoignage

de Valérie

sur son parcours

de conseillère doTERRA !

Pour retrouver Valérie, rendez-vous :

par  mail 

– sur Facebook 

– sur YouTube

– sur Instagram

” Elles ne savaient pas que c’était possible, alors elles l’ont fait. “

Partir à la rencontre de femmes entrepreneuses pour comprendre leur histoire, leur parcours, et découvrir leurs challenges, leurs succès, leurs soutiens, leurs peurs, leur confiance et leurs doutes a toujours été une aventure passionnante pour moi. La partager avec vous l’est d’autant plus !

Vous êtes entrepreneuse et souhaitez être interviewée à votre tour ?  Contactez-moi !

Des huiles essentielles pour accompagner notre rentrée !

Des huiles essentielles pour accompagner notre rentrée !

Pour certains, septembre rime avec rentrée : reprise du rythme de travail classique, retour à l’école… Et pour d’autres, la transition est plus douce… Mais dans tous les cas, cette période constitue une forme de passage.

Faire des huiles essentielles nos compagnes de route nous offre à cette occasion, quelle que soit notre réalité, une certaine autonomie dans la réponse à nos besoins physiques et émotionnels, tant en prévention qu’en cas de symptômes. Inspirant, non? Vous avez souvent été tenté, mais vous pensez que leur utilisation est dangereuse ? Compliquée ? Alors suivez le guide, notamment pour cette rentrée !

 

Une huile essentielle, kesako ?

Il s’agit de l’essence volatile extraite de plantes aromatiques par la distillation. Toujours avoir en tête que c’est un concentré : on considère en effet en moyenne qu’ 1 goutte d’huile essentielle de qualité équivaut à la puissance thérapeutique d’une trentaine de tasses de tisane de la plante correspondante.
Nul besoin d’ajouter, donc, qu’un des nombreux avantages des huiles essentielles est qu’elles sont très économiques !

 

Comment choisir ses huiles essentielles… 

Parmi les critères importants à considérer :

  • le lieu de vie du végétal et le soin apporté à la récolte :  : pour que votre huile soit de qualité, vous devez toujours connaître le lieu où le végétal qui a permis de l’obtenir a poussé, et vous assurer qu’il s’agit bien de son milieu naturel d’origine. Car l’huile essentielle obtenue par la distillation de fleurs de lavande, par exemple, n’a pas du tout la même composition chimique si cette lavande pousse en Norvège, en Provence ou en Bulgarie, par exemple ! Par conséquent, si vous souhaitez utiliser des huiles essentielles, difficile de consommer 100% local… Enfin, récolter pour produire des huiles essentielles demande un savoir-faire ancestral : la période de l’année, l’heure, la maturité du végétal, l’attention qu’on lui consacre… Tant de facteurs qui influeront sur la qualité de l’huile obtenue.
  • le processus de production : expression à froid du zest pour les agrumes, qu’on appelle des essences ; distillation de certaines parties du végétal pour les huiles essentielles. Qu’on utilise la fleur, la feuille, l’écorce, la sève, la racine, distiller est un art, et la durée du processus, notamment, est majeure pour que la composition moléculaire de l’huile soit la plus optimale possible.

… Et comment prendre ses responsabilités de consom’acteurs ?

  • l’éthique et la transparence : prendre soin de nous avec des huiles produites souvent à l’autre bout du monde, sans qu’aucun soin ne soit porté aux récoltants et distillateurs, qui ne vivent généralement pas de cette activité saisonnière… Paradoxal n’est-ce pas ? C’est pourtant souvent le cas… Et cela joue sur la qualité ! Car un récoltant mal payé va logiquement essayer de déjouer le système : augmenter le volume de production en coupant les huiles, en raccourcissant les temps de distillation… Voici des pratiques courantes et compréhensibles… Alors que ce soit pour l’aspect humain, environnemental et qualitatif, renseignez-vous bien sur l’éthique de la marque choisie ! Posez des questions, soyez curieux : c’est votre droit et quel bonheur de prendre des décisions en connaissant ce que votre huile a vécu avant de l’utiliser !
  • la simplicité de la gamme et l’accompagnement : l’aromathérapie est un univers immense, riche et complexe, qui peut demander une certaine expertise… Démocratiser l’utilisation des huiles essentielles en toute sécurité me semble malgré tout possible si 3 critères sont respectés : la qualité thérapeutique des huiles ; une gamme simplifiée ; un accompagnement le temps de prendre ses marques et de se sentir à l’aise !

Simplicité et accompagnement autour des huiles essentielles

 

Label bio : nécessaire, ou pas forcément ? 

Si les labels bio internationaux existant ne garantissent pas la qualité moléculaire de l’huile, ils ne garantissent pas non plus du 100% bio !
La transparence via l’accès aux analyses faites sur votre huile est donc à mon sens aujourd’hui le seul moyen d’être sûr de consommer de l’huile 100% bio, qu’elle soit ou non labellisée !

 

3 modes d’utilisation des huiles essentielles :

  • la voie olfactive : Diffusez des huiles avec un diffuseur à ultra sons ! C’est doux, c’est agréable, et vous bénéficiez de leurs qualités thérapeutiques. En effet, cette utilisation est parfaite pour assainir votre environnement, pour prendre soin de vos émotions et de votre système respiratoire !
  • la voie cutanée : Diluez votre huile pour vous l’appliquer sur la peau ; vous lui permettez ainsi de passer dans le sang et d’aller visiter tout votre organisme en s’arrêtant là où il en a besoin. Magique n’est-ce pas ?! 1 goutte d’huile essentielle diluée dans une cuillère à café d’huile végétale de qualité… et hop ! On se masse l’endroit du corps qui a mal, ou bien la plante des pieds ou le dos si c’est un état fébrile diffus. Et pour les émotions, les poignets, le plexus solaire ou les chakras (si vous connaissez !) sont toujours des points d’application intéressants !
  • la voie interne : Si les essences d’agrumes peuvent aromatiser votre eau tout en douceur, toutes les autres huiles essentielles prises en interne sont réservées aux adolescents et aux adultes, et doivent toujours être diluées. La même règle s’applique ici : 1 goutte dans 1 cuillère à café d’huile végétale ou dans une gélule végétale… Mais rappelez-vous : hors pathologie particulière et protocole réalisé par un aromathérapeute, la prise en interne n’est jamais absolument nécessaire !

Et une règle importante : le peu est le mieux ! Une goutte à la fois suffit toujours ! En prévention, se limiter à une utilisation 1 à 2 fois par jour ; en cas d’apparition de symptômes, renouvelez la toutes les deux heures.

 3 modes d'utilisation

 

Quelles huiles essentielles pour la rentrée ?

 

Quelques précisions pour commencer :

  • La plupart des huiles proposées ci-dessous sont réservées aux enfants de plus de 6 ans, aux adolescents et aux adultes. Pour vos bambins, je vous conseille les synergies pédiatriques (roll-on avec bouchons blancs sur la photo ci-dessous).
  • Certaines huiles essentielles sont déconseillées pour certaines pathologies ou en cas de prise de certains autres traitements. Renseignez-vous si vous êtes concerné(e) !
  • Et bien sûr, aucune de ces propositions ne remplace un avis ou une prescription médical(e) : en cas de doute, consultez !

Mes huiles essentielles & synergies préférées pour accompagner cette période de transition :

Nettoyer l’organisme après l’été : le citron (1) pour toute la famille ! 

Booster l’immunité : la synergie OnGuard (2) pour les ados et les adultes ; l’arbre à thé (3) ou la synergie Stronger (4) pour les enfants

Prévenir les rhumes : la synergie Air (5) pour les ados et les adultes ; l’eucalyptus radié (6) pour les enfants

Accompagner les transitions : la synergie Balance (7), ou la synergie Steady (8) pour les enfants

Dissiper les appréhensions : la synergie Peace (9)  pour les ados et les adultes ; Tamer (10) pour les enfants

Se donner du courage : la synergie Motivate (11) pour les ados et les adultes ; Brave (12) pour les enfants

Tenir les poux à distance… ou s’en débarrasser : la lavande fine (prévention) (13) ; l’arbre à thé (traitement) (3)

Reprendre le sport et préparer ou soulager les muscles ? la synergie Deep Blue (14) pour les ados et les adultes ; la synergie Rescuer (15) pour les enfants

Soutenir la concentration : le Citron (1) ou la synergie InTune (16) pour les ados et les adultes ; la synergie Thinker (17) pour les enfants

Accompagner le sommeil : la Lavande (13) ou la synergie Serenity (18), la synergie Calmer (19) pour les enfants

Continuer à prendre soin de sa peau : La lavande (13) et/ou l’encens (20) pour toute la famille !

(*) Une synergie est un assemblage de plusieurs huiles essentielles simples. Les synergies évoquées dans cet article sont créés par le laboratoire de recherches de la marque doTERRA.

 Les huiles essentielles pour la rentrée

Leurs huiles préférées pour la rentrée ?!

” Je choisis Motivate sans hésitation, pour son odeur mais aussi pour se motiver en cette période de transition ! ” 

Alison

” Le Néroli, pour prolonger l’odeur des vacances et trouver apaisement et détente en cette période, source de stress. ”

Stéphanie

” Whisper a été pour moi un coup de cœur ! Chaleureuse, envoûtante, idéale pour renouer avec sa part féminine en cette période de l’année ! “

Bénédicte

” Pour la rentrée, j’aime diffuser Citron, Menthe & Romarin pour « se remettre dans le bain » ! “

Valérie

” J’aime beaucoup la synergie InTune pour son parfum : cette synergie me permet de rester focus, concentrée et efficace. ” 

Anne-Cécile

L’hélichryse ! C’est mon écran total naturel et respectueux de la planète quand je vais surfer l’été… et elle m’accompagne ainsi jusqu’à fin septembre ! ” 

Véronique

” Gagnez en autonomie & en responsabilité dans le soin de vous-même ! “

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Interview d’Ellen Beate Hansen Sandseter

Interview d’Ellen Beate Hansen Sandseter

Ellen Beate Hansen Sandseter,

professeur du module « Nature, Santé et Mouvement» à l’institut de formation des barnehagelaerer de Trondheim

Quel est votre poste actuellement ?

J’étais à la base professeur d’éducation physique, et j’ai suivi une formation de psychologie réservée aux enseignants.  Je suis aujourd’hui formatrice à l’Institut de formation des barnehagelaerer de Trondheim. J’enseigne ce qui est à présent devenu le domaine de compétences « Nature, Santé et Mouvement ». En général, les formateurs de l’Institut sont généralement aux-mêmes barnehagelaerer, sauf pour les sujets spécifiques comme le mien, les mathématiques, la nature et les sciences, et les arts.

En Norvège, tous les enseignants sont formés au même endroit, qu’ils souhaitent ensuite travailler en barnehage public ou privé ?

Oui, en Norvège, il existe une seule formation, de laquelle sortent des professionnels enseignants certifiés. C’est la formation publique nationale, et c’est la même pour tous, dans tout le pays.

L’intitulé du poste des étudiants que vous formez a récemment changé. Avant, ils étaient ” enseignants de l’école maternelle “. A présent, ils sont « enseignants de jardin d’enfants ». Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La profession a été effectivement renommée. Une réforme de l’éducation assez importante a été mise en place depuis environ un an et demi, et concrètement mise en œuvre en août 2013. 

Les objectifs de la formation restent les mêmes, mais ils sont construits différemment. Le cursus n’est par exemple plus réparti en « sujets » mais en « aires de compétences » 8. L’institution préfère que les apprentissages soient organisés ainsi, de manière plus holistique.

Le changement de nom du poste est, selon moi, clairement un acte politique : ainsi, on ne souhaite pas voir le barnehage juste comme ce qui existe avant l’école. La profession souhaitait vraiment s’affirmer comme indépendante, et autre qu’une simple préparation à l’école.

La formation est-elle identique, que les étudiants souhaitent travailler avec des enfants de 0 à 3 ans ou de 3 à 6 ans ?

Oui, c’est la même. La formation permettra aux étudiants de travailler avec des enfants de 0 à 6 ans. Il est de toute façon important de connaître l’intégralité du développement de l’enfant pour cette tranche d’âge, de manière à savoir ce qui s’est passé avant, et ce qui se passera après.

Par contre, au cours de la troisième année, les étudiants peuvent choisir d’approfondir un sujet dans le cadre de la rédaction d’un mémoire 9, et ce sujet peut-être l’accompagnement des tout-petits.

Ensuite, lorsque leur formation est terminée, ils ont les compétences pour travailler avec des enfants de 0 à 6 ans. De toute façon, quand ils cherchent du travail, ils ne postulent pas pour un groupe d’âge, mais pour un poste en barnehage. Ils peuvent donc travailler quelques années avec les jeunes enfants, puis quelques années avec les enfants plus âgés.

Les équipes en poste sont composées de quel type de professionnels ?

Les barnehagelaerer, qui sont formés, et les assistants, qui ne le sont en général pas, du moins au départ.

Si vous deviez citer les deux ou trois choses primordiales que vous souhaitez transmettre à vos étudiants et que vous aimeriez qu’ils gardent en tête tout au long de leur carrière ?

Les études qualitatives montrent que la compétence relationnelle du professionnel vis à vis des enfants est primordiale. Les compétences et les connaissances permettant au barnehagelaerer d’assister l’enfant dans le développement des relations avec les autres, que ce soit les enfants ou les adultes, et d’aller à la rencontre de chaque enfant, en considérant son stade de développement et ses besoins, me semblent effectivement essentielles. Je dis également à tous mes étudiants que s’ils ne sont pas capables de faire revivre l’enfant de 3 ou 4 ans en eux, ils ne doivent pas devenir barnehagelaerer. Si leur but est de boire un café dans un coin de la classe et de regarder les enfants, ils ne pourront jamais être des pédagogues. Ils ont besoin de s’engager dans ce métier. Ils doivent aimer jouer avec les enfants, soutenir leur développement, s’impliquer dans les activités, toujours être conscient de ce qui se joue et représenter un support sécure pour l’enfant.

Enfin, les étudiants doivent développer la compétence suivante : utiliser les situations de jeux comme des supports d’apprentissages. L’idée est de s’intéresser à l’intérêt des enfants pour quelque chose à un moment donné, et d’avoir la capacité de créer spontanément des situations d’apprentissages sur le sujet. Et pour pouvoir être aussi flexible, ils ont vraiment besoin de savoir ce qu’ils font, et d’avoir les connaissances leur permettant de les faire soudain ressortir sans que cela n’ait été planifié. Je pense vraiment que les enfants de 0 à 6 ans sont les plus motivés pour apprendre si l’on suit leurs centres d’intérêts.

Pour moi, un barnehagelaerer utilise à la fois ses compétences personnelles et ses connaissances académiques. En Norvège, on se focalise beaucoup sur le terme d’Education. Pour les enfants, ce terme regroupe à la fois les apprentissages et le développement. C’est la même chose pour les barnehagelaerer. Ils doivent traverser tout ce processus d’apprentissage pour avoir au final les compétences personnelles et les connaissances académiques requises.

Vous le savez sans doute : beaucoup de parents étrangers sont assez surpris quand ils visitent un barnehage norvégien pour la première fois. Certains ont le sentiment que les enfants jouent librement, de manière assez brutale parfois, sans qu’il semble y avoir de règle.

Je pense que cela dépend du pays d’origine de ces parents. C’est vrai que les jardins d’enfants, dans d’autres pays, ressemblent davantage à l’école. En Norvège, nous sommes très représentatifs du « modèle nordique », basé sur le jeu libre, l’exploration et le développement des compétences motrices et sociales de l’enfant : apprendre à devenir un bon citoyen, à respecter les autres, à se faire des amis et à les garder, comprendre quel genre de société on souhaite créer… Les apprentissages académiques à cet âge ne sont pas très importants pour nous, car on estime qu’ils arrivent naturellement quand l’enfant peut jouer librement et être actif de multiples façons.

Je pense que c’est ce qui donne parfois l’impression que les enfants ne font que jouer et que rien n’est planifié. Mais tous les barnehage ont un planning pour l’année, pour le mois, pour la semaine. Par contre, c’est sûr qu’on garde beaucoup de flexibilité, l’important étant de proposer un environnement de jeux qui peut soutenir le développement global de l’enfant.

Si le barnehagelaerer a pour objectif un apprentissage scientifique en lien avec la Nature, c’est évident qu’il ira en forêt avec les enfants plutôt que d’utiliser des photos, par exemple.

J’ai récemment entendu parler d’un documentaire norvégien en cours de réalisation, qui présente la manière française d’élever les enfants comme un modèle. Avez-vous lu cet article ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

J’ai effectivement lu cet article. Ce que j’ai compris, c’est que cette équipe souhaitait montrer de quelle manière on pouvait être plus exigeants avec les enfants. En Norvège, on protège peut-être trop nos enfants en un sens. Ils n’ont pas de notes à l’école, ni d’appréciations de la part des professeurs car on craint que cela les blesse. Il faut peut-être les confronter à la réalité. En France, le système scolaire est plus exigeant : les enseignants ont plus d’attentes vis-à- vis des enfants, font davantage de commentaires sur leur travail.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Que pensez-vous par exemple de la volonté ici de ne pas donner aux élèves de notes ?

En fait, je ne pense pas qu’on devrait surprotéger nos enfants. Ils ont besoin de savoir à quoi ressemble la réalité. Mais pour les notes à l’école, je trouve que n’en donner qu’à partir de 13 ans, c’est largement assez tôt. En Angleterre, les enfants sont notés dès qu’ils ont 5 ou 6 ans, et les études montrent des taux de dépressions et de suicides très élevés. Les enfants souffrent énormément du fait d’être constamment jugés. On doit sans doute trouver un juste milieu entre les deux systèmes.

Mais en vous écoutant, je trouve que votre système scolaire ressemble en fait à votre système social et professionnel. La hiérarchie est très peu marquée généralement, et les gens sont très peu dans le jugement. Tout cela est donc très logique en un sens.

Oui, nous sommes un pays très démocratique, et cela ressort aussi dans notre système scolaire. Mais quand j’étais enfant, il y avait beaucoup plus de discipline à l’école. Les enseignants étaient beaucoup plus autoritaires, et étaient beaucoup plus respectés. C’est en tout cas mon avis. Cela explique que beaucoup de norvégiens aimeraient revenir en arrière. Nous souhaitons donc conserver notre société égalitaire et démocratique, mais il est important de mettre en place de bons environnements d’apprentissages. Et parfois, il faut avouer que c’est l’anarchie complète en classe. Je pense que cette évolution est également due au fait que les parents ont maintenant souvent un niveau d’études important, et questionnent davantage les choix des éducateurs et des enseignants qu’auparavant. Beaucoup de choses sont à mon sens très positives concernant l’éducation dans notre pays, mais nous avons, comme partout, le revers de la médaille également.

Être jeune enfant, parent et professionnel de la Petite-Enfance aujourd’hui, à Oslo, en Norvège…

Être jeune enfant, parent et professionnel de la Petite-Enfance aujourd’hui, à Oslo, en Norvège…

Holmenkollen, la station de métro qui dessert le site du tremplin à skis à Oslo. Il est 15h45 environ. De nombreux touristes et quelques travailleurs attendent le métro pour redescendre dans le centre-ville. La rame apparaît au milieu des arbres, serpente dans ce dernier virage, puis s’arrête. Les portes des deux premières voitures s’ouvrent, les voyageurs rentrent. Ils peinent à trouver une place entre des jeunes enfants, qui engagent assez rapidement la conversation avec eux. Fréquentant un barnehage1 situé dans la forêt, sur cette petite montagne surplombant Oslo, ces enfants sont déposés par les éducateurs à l’une des stations de la ligne qui redescend dans le centre d’Oslo, et c’est ainsi qu’ils retrouvent chaque soir leurs parents.

Des structures d’accueil le plus possible au cœur de la nature…

Envisager l’accueil des enfants d’âge préscolaire, c’est-à-dire entre 1 et 6 ans, à l’intérieur, semble parfois tout simplement inconcevable pour les Norvégiens. Voilà pourquoi certains parents choisissent de confier leurs enfants dans des barnehage situés en dehors du centre-ville, souvent en forêt, dans les zones les plus vertes d’Oslo. Quelques unes de ces structures d’accueil sont même quasiment exclusivement extérieures. On les appelle les « utebarnehage ». Leurs petits locaux, situés au milieu d’un immense parc, permettent juste aux enfants d’y faire quelques activités ou d’y manger en cas de très grand froid, et bien sûr d’aller aux toilettes. Mais la plus grande partie de la journée, y compris le repas, se passe généralement à l’extérieur.

Dans les barnehage classiques, la plupart des enfants, par groupes, bénéficient au moins d’une journée entière passée en plein air chaque semaine. L’été, le plus fréquent est d’aller en forêt, d’y faire un feu, de déjeuner autour en dégustant des grillades, et de profiter de ce terrain de jeu grandeur nature. L’hiver, on peut bien sûr y ajouter les activités liées à la neige : luge, skis, patins à glace…

Dans tous les cas, vous l’aurez compris, c’est dehors que les enfants passent ici beaucoup de leur temps en structure collective. Le reste de la semaine, il est habituel que cela représente quotidiennement à peu près la moitié de leurs journées : ils sont parfois accueillis dehors, ils déjeunent souvent dehors, ils dorment quasiment toujours dehors, sur leur peau d’agneau et chaudement emmitouflées dans leurs poussettes. L’hiver, la seule restriction est la température ressentie: au-dessous de –10 C, les enfants sont censés faire la sieste à l’intérieur.

Une partie des jardins ressemble parfois à ceux des crèches ou cours d’écoles maternelles françaises. Mais si l’intégralité n’a pas pu être gardée sauvage, un petit coin de jardin au moins le reste toujours un minimum: une petite forêt vallonnée, un terrain accidenté, des arbres à escalader… La vision norvégienne de l’enfant rend totalement indispensable ce terrain de jeux qu’est la Nature, et qu’elle soit laissée dans son état le plus naturel possible est primordial.

De plus, si la prise de risque est surveillée, elle est aussi permanente et encouragée. Aucun adulte n’aurait, par exemple, l’idée d’aller empêcher un enfant commençant tout juste à marcher de s’aventurer sur la partie pentue d’un jardin, qu’elle soit sèche, mouillée, enneigée voire glacée. Aucun. Sauf peut-être un professionnel étranger nouvellement arrivé dans le pays. Et très vite, lui aussi verra à quel point l’enfant qu’on laisse libre de ses mouvements cherche son équilibre, le trouve souvent, tombe parfois, et demande de l’aide si besoin. Mais au final, il se relève toujours, heureux d’avoir essayé, d’avoir atteint son objectif seul, ou en coopérant avec un adulte ou un enfant aîné.

Un accueil en structures collectives réservé aux enfants de 1 à 6 ans

En Norvège, les plus jeunes enfants à entrer en collectivité ont autour de 12 mois. Leurs parents bénéficient tous d’une première année de congé maternité et paternité, souvent répartie de la manière suivante : 9 mois pour la maman (« mamaperm »)et 3 mois pour le papa (« papaperm »), durant lesquels une allocation équivalente à 100% du salaire du parent est versée.

De nombreuses activités sont alors proposées aux familles pour leur permettre le maintien d’une vie sociale: d’une part, les centres médicaux convient les mamans ayant accouché à la même période à intégrer un petit groupe composé de 6 à 8 femmes et de leurs bébés, et les encouragent à se retrouver régulièrement pour marcher, boire un café, faire une visite… On les appelle les « barselsgruppe » (« groupe de maternité »). Cette tradition étant très ancrée et appréciée, la quasi-totalité des jeunes mamans y participe! Et pas de souci pour trouver des idées de sorties: de nombreuses initiatives privées offrent aux jeunes mamans des multiples possibilités: participer à un cours de baby yoga, de baby song, ou encore à une visite de musée adaptée aux bébés sont des envies très aisées à concrétiser à Oslo! La journée, les cafés de la capitale sont également quasi exclusivement fréquentés par des groupes de jeunes parents et de leurs bébés, en semaine tout du moins.

D’autre part, ces derniers peuvent également se retrouver dans les åpenbarnehage3, qui sont à peu près l’équivalent des accueils parents-enfants en France. Les familles y apprécient un environnement adapté, et l’accompagnement par un professionnel de la Petite-Enfance. S’ils sont officiellement destinés aux enfants entre 0 et 6 ans et à leurs parents, ces åpenbarnehage sont surtout fréquentés par des bébés de 3 à 12 mois. En effet, au terme de cette première année durant laquelle ce temps familial est vraiment privilégié, les parents ont plusieurs options :

– permettre à l’un d’eux de ne pas reprendre le travail pour poursuivre l’accompagnement de l’enfant à la maison. Ce sont souvent ces parents qui continuent à fréquenter les åpenbarnehage avec des enfants devenus donc un peu plus âgés, ou encore qui utilisent les barnepark4, mode de garde cette fois-ci, où les enfants ne restent que quelques heures par semaine. Actuellement, peu de norvégiens choisissent cette option, soit pour des raisons financières, soit pour rester dans une dynamique professionnelle. C’est d’ailleurs ce qui explique la quasi disparition des barnepark à Oslo (il en reste seulement deux pour toute la ville actuellement).

– choisir une dagmama, c’est-à-dire une assistante maternelle. Ici, aucune formation, aussi minime soit-elle, n’est demandée pour devenir « dagmama ». Il suffit juste de trouver des familles intéressées par ce service, et de déclarer son activité à l’office des taxes. La simplicité de cette procédure explique que c’est une activité souvent choisie par des femmes étrangères arrivant en Norvège.

– choisir une structure d’accueil collectif… ou plutôt faire une liste de souhaits, et attendre la réponse de la mairie! Comme dans beaucoup d’autres capitales, le nombre de barnehage n’est, selon les quartiers d’Oslo, pas toujours proportionnel aux besoins. Les familles choisissent donc cinq barnehage, soumettent cette liste à la mairie, et reçoivent la réponse de cette dernière après quelques semaines. Parfois, elles obtiennent une place dans le barnehage figurant en haut de leur liste ; souvent, dans un de ceux qui y figurait plus bas; mais il arrive aussi que le barnehage attribué à leur enfant soit tout autre, et potentiellement éloigné de leur habitation.

Une offre de structures à la fois publique et privée, et des équipes au total peu formées

Il existe des barnehage publics et privés. Leurs tailles peuvent beaucoup varier : aux deux extrémités de l’offre, on trouve par exemple les « familiebarnehage »6, et les « basebarnehage ». Les premiers accueillent de tout petits effectifs d’enfants de 1 à 3 ans, soit au domicile de l’un d’eux, soit dans une maison louée par le groupe de parents à cet effet. Les seconds sont d’énormes structures, dans lesquelles les enfants se partagent les espaces et le personnel, avec donc beaucoup moins de repères. Entre les deux, les barnehages « classiques » sont de taille moyenne, composés d’espaces réservés à chaque groupe d’enfants et d’adultes y évoluant.

La plupart des barnehage publics sont ouverts de 7h à 17h, et couvrent ainsi à peu près l’amplitude de travail des parents. Les barnehage privés ont en général une amplitude horaire un peu moins large (de 7h30-45 à 16h30).

Dans ces barnehage, chaque groupe d’enfants est pris en charge par une équipe, selon le ratio suivant : 1 adulte pour 3 enfants de 1 à 3 ans, et 1 adulte pour 5 enfants de 3 à 6 ans. Et en Norvège, la plupart des équipes sont composées d’un barnehagelaerer7 et de plusieurs assistant(e)s, en général non formé(e)s aux métiers de la Petite- Enfance. Il s’agit la plupart du temps de jeunes adultes occupant ces postes pour pouvoir ensuite financer leurs études, ou d’ étrangers qui profitent de cette expérience et du contact avec de jeunes enfants pour apprendre la langue. Parfois, notamment dans les barnehage privés, un « pédagogue » rejoint l’équipe pour participer à la mise en place d’une pédagogie spécifique. Ici, quand les barnehages affichent un choix pédagogique, ils se réfèrent pour la plupart à Rudolf Steiner et Reggio Emilia , et pour certains à Maria Montessori.

Le barnehagelaerer, quant à lui, a suivi une formation de trois ans. Cette dernière lui permet d’aborder, au fil de ces trois années, des domaines tels le développement de l’enfant, le jeu et les apprentissages, la nature, la santé et le mouvement ou encore la société, la religion et l’éthique mais aussi le leadership et le travail d’équipe ; il effectue également des stages en barnehage pendant une durée totale d’environ trois mois et demi sur la totalité des trois années de formation ; il rédige enfin, au cours de sa dernière année d’étude, un mémoire sur des thèmes comme le langage, le jeu et l’identité dans une perspective de diversité culturelle, la santé infantile, ou l’accompagnement des enfants les plus jeunes.

L’ école après 6 ans… et quelques débats sur « l’avant » !

Comme dans beaucoup d’autres pays nordiques, l’école à proprement parler ne commence donc ici qu’aux 6 ans de l’enfant. Et il semble qu’en Norvège, la tendance soit de souhaiter conserver cette spécificité: Ellen Beate Hansen Sandseter, professeur à l’Institut de formation des barnehagelaerer de Trondheim, insiste notamment sur le fait que le gouvernement a récemment changé le nom du personnel formé dans les barnehage : de « førskolelærer » (enseignant d’école maternelle), ils sont devenus « barnehagelaerer » (enseignant de jardin d’enfants). Un détail linguistique qui en dit long. Pour autant, Ellen Beate confirme bien que des apprentissages se font au barnehage, ce principalement à travers le jeu. C’est d’ailleurs, pour elle, un des prérequis pour les étudiants souhaitant devenir barnehagelaerer: ils doivent avoir envie et prendre du plaisir à jouer avec les enfants.

Le concept du « barnehage » n’est donc pas tellement remis en question ici. Par contre, l’accueil des enfants de 1 an suscite davantage de débats. D’une part, les statistiques sont effarantes : si 15% des enfants âgés de un à deux ans fréquentaient un barnehage en 1990, ils sont aujourd’hui 70% , et ont des journées en collectivité de plus en plus longues. D’autre part, c’est souvent sans grande transition que le bébé passe de sa vie familiale, très préservée la première année, à la collectivité. Même si l’amplitude de présence de l’enfant au barnehage augmente souvent très graduellement (d’abord la matinée, puis la matinée+le déjeuner, puis la matinée+le déjeuner+la sieste, puis la journée entière), la période d’adaptation incluant la présence du parent est souvent de 2 ou 3 jours seulement. Ce qui semble assez peu suite à l’année entière passée en famille. Et si la plupart des parents profitent avec bonheur de cette première année de « mamaperm » et de « papaperm », peu d’entre eux la prolongent. Les raisons invoquées sont parfois idéologiques (« après un an, c’est positif pour l’enfant de se séparer de son parent et d’être en collectivité »), souvent professionnelles (l’égalité homme-femme étant vraiment une caractéristique de la société norvégienne, chaque membre du couple affirme et revendique son droit à mener une carrière sans plus d’interruption que celle déjà occasionnée par les papa- et mamaperm), toujours financières (après cette première année ou les parents sont rémunérés à 100% de leurs salaires, l’aide allouée par l’état passe à environ 6000 couronnes par mois ensuite, c’est à dire environ 700€)

De ce fait, des voix s’élèvent, depuis quelques années, pour soutenir les parents et les professionnels convaincus de la nécessité d’une transition la plus en douceur possible entre le milieu familial et la collectivité. Ingrid Porsch, par exemple, est « pédagogue de l’attachement », et a créé sa petite entreprise en 2009. Son objectif est d’apporter aux parents et aux professionnels les connaissances scientifiques actuelles sur le thème de l’attachement et du développement de l’enfant, afin d’assurer des relations de confiance et de respect au sein de la famille, mais aussi entre l’enfant, ses parents, et les éducateurs qui vont l’accueillir. Ingrid défend notamment l’idée que la période d’adaptation au barnehage doit vraiment être adaptée à chaque enfant et à ses parents, que ce soit en terme de modalité et de durée.

De nombreux blogs de mamans, de papas ou de professionnels questionnent également l’organisation actuelle de la société au regard des besoins du jeune enfant. Tous essaient de faire mieux connaître la théorie de l’attachement de John Bowlby. Le professeur Lars Smith, du département de psychologie de l’Université d’Oslo notamment, a récemment insisté sur le fait que les barnehage norvégiens n’accordaient pour le moment que trop peu d’attention aux besoins d’attachement de l’enfant : selon lui, l’augmentation incroyable du nombre d’enfants fréquentant un barnehage entre 12 et 24 mois a été de pair avec des effectifs de plus en plus nombreux, un manque de qualification concernant certains membres des équipes, et un grand turn-over au niveau du personnel. Et cette réalité est pour lui inadaptée aux besoins de stabilité, de disponibilité et de présence émotionnelle des jeunes enfants. S’il ne met pas en doute le besoin de places en barnehage pour les enfants entre 1 et 2 ans, il interpelle les instances politiques et professionnelles sur la nécessité de réfléchir précisément aux modalités d’accueil pour les enfants les plus jeunes, et déplore que cette réflexion n’ait pas devancé et préparé leur entrée de plus en plus massive dans les barnehage ces vingt dernières années.

C’est d’ailleurs un sentiment partagé par Marit Heldal, professeur à l’Institut de formation des barnehagelaerer de Trondheim, et de la grande majorité des professionnels de la Petite-Enfance en Norvège.

Il semble donc que la prise en charge de la Petite-Enfance va, ici aussi, être un enjeu et un thème de société central dans les années à venir. Preuve en est : les vives réactions qui suivent toute déclaration politique l’abordant, et ce quelle qu’elle soit finalement. Une certitude : la virulence des débats est à la hauteur de l’importance du sujet.

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